09/02/2013

Un nouveau musée de la déportation à Malines

 

Un nouveau musée de la déportation à Malines

Kazerne Dossin

ven. 19/10/2012 - 17:12 Update: ven. 23/11/2012 - 12:55 La caserne Dossin a été inaugurée lundi à Malines en présence de nombreuses personnalités, dont le roi Albert II. Le site, rénové, abrite un mémorial et un centre de documentation sur l'Holocauste et les droits de l'Homme.

C’est un projet très important qui a été finalisé ce 26 novembre avec l’inauguration d’un tout nouveau musée sur le site de la caserne Dossin, lieu de transit pour des milliers de Juifs vers les camps de la mort, durant la Seconde Guerre Mondiale.

Le roi Albert II  a été reçu lundi par le ministre-président flamand, Kris Peeters, le gouverneur de la province d'Anvers, Cathy Berx, le bourgmestre de Malines, Bart Somers, et Eric Stroobants, président de l'ASBL Kazerne Dossin. Plusieurs ministres fédéraux étaient également présents aux côtés de plusieurs ambassadeurs. La cérémonie a aussi été suivie par des représentants de la communauté juive et des membres de familles de déportés.

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Le nouveau musée de l'Holocauste et des Droits de l'Homme installé à la caserne Dossin à Malines a ouvert ses portes en deux phases. Le musée proprement a été inauguré ce lundi, mais le Mémorial situé au rez-de-chaussée et dans la cave avait lui déjà été inauguré le 4 septembre dernier.

Quelque 25.000 Juifs et Tziganes ont transité par la caserne Dossin durant la Seconde Guerre Mondiale avant d'être déportés vers des camps de concentration. 1.276 ou 5% survécurent à l’enfer concentrationnaire. Les autres furent pour la plus grande partie assassinés endéans les quelques heures de leur arrivée à Auschwitz.

La caserne Dossin est dès lors le témoin matériel en Belgique de cette déportation et extermination. Dans les années 1980, l’ancienne caserne a été aménagée pour former un ensemble d’appartements modernes. La cour intérieure a également été transformée pour accueillir un parking souterrain. Seule l’aile avant de la caserne restait disponible. 

Le petit musée juif qui y était installé depuis 1995 a été élargi et rebaptisé Mémorial, Musée et centre de documentation sur l'Holocauste et les Droits de l'Homme.

Pour les derniers témoins, survivants de la Shoah, membres de la famille des victimes, cet endroit de recueillement "prend la place de la tombe manquante".

Les traces, les noms, les visages

Ce Mémorial a une fonction multiple : briser l’anonymat des victimes en se penchant vers ceux qui ont disparu.

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Dans les salles du rez-de-chaussée sont exposés un certain nombre d’objets authentiques, dernières traces d’une existence brutalement interrompue : des dessins, des lettres, une marionnette, un jouet. Y est également exposée, une œuvre d’art de Philippe Aguirre y Otegui. Elle évoque la première rafle à Anvers sous l’occupation et montre une table dressée et abandonnée sous laquelle se trouvent des gisants, une famille.

Au sous-sol, on découvre un espace sombre qui contient 28 haut-parleurs placés au plafond, 28 comme le nombre de transports ferroviaires partis de la caserne Dossin. De chaque haut-parleur sont égrenés les noms des déportés de chaque transport.

Plus de 18.000 portraits de déportés défilent aussi sur 28 écrans.

Place du musée

Entre la caserne Dossin et le nouveau musée, une place a été aménagée.

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"Une rue ordinaire est devenue un lieu exceptionnel", a déclaré le ministre-président flamand Kris Peeters lors de l’inauguration.

"L’atmosphère de cette place doit frapper chaque passant et lui faire chercher un sens. La forme choisie invite à regarder au-delà des façades et à se laisser émouvoir par le plan inhumain qui a été mis en œuvre ici, pendant la Seconde Guerre Mondiale. La place et le mémorial montreront au monde que la Flandre reconnaît sa propre histoire et en tire les leçons", a ajouté Kris Peeters.

Il s’agit d’un projet très important pour la ville de Malines (province anversoise), qui deviendra l'un des principaux lieux de commémoration de l'Holocauste en Europe.

Le musée de l'Holocauste devrait, selon ses promoteurs, attirer 100.000 visiteurs sur base annuelle, essentiellement des écoliers.

Eric Steffens

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19:55 Écrit par A cause de Sion, je ne me tairais pas. A cause de Yeroushala dans Musés | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |