01/02/2013

Shalom et shavoua tov !

Shalom et shavoua tov !

L'expression francophone connue dans le monde chrétien "Que La paix soit avec vous" a son origine dans les Paroles de Yeshoua après sa résurrection à l'attention de ses disciples "shalom alechem". (Yohanan 20:26)

Dans la Bible, "le Nom de Dieu est "Adonaï Shalom" Juges 6:24. Le mot shalom signifie "absence de guerre", "souhait de paix dans tout son être", "souhait de paix dans toutes ses entreprises", "paix profonde". Cette paix ainsi mentionnée ne peut venir que du Dieu d'Israël.

Le terme shalom dérive de la racine shin-lamed-mem (ש.ל.ם), qui possède de nombreux cousins dans les langues sémitiques, et signifie entièreté, complétion, achèvement, bien-être, autant de concepts habituellement connotés dans le mot paix.

C'est pourquoi l'usage de shalom dans la Bible hébraïque fait souvent référence à des conditions liées à la paix : sécurité, santé, prospérité des individus et des nations. Un verset d'Isaïe (45:7) à noter : "Je forme la lumière et Je crée les ténèbres; Je fais la paix...", c'est-à-dire "J'établis le shalom entre la lumière et les ténèbres". (wikipédia)
Dans les épitres de l'shaliah Paul à l'attention des premiers croyants messianiques en Yeshoua l'shaliah Paul utilise la même expression.

Sans vouloir remettre de l'huile sur le feu sur l'origine linguistique des textes originaux du nouveau testament, en réalité l'expression utilisée par l'shaliah Paul met en lumière le caractère profondément hébraïque des épitres de Paul avec ce simple mot que le peuple juif utilise depuis des millénaires pour dire "bonjour" = SHALOM.

Dans le monde occidental païen on s'inquiète de son interlocuteur en lui posant la question "comment va tu?". Puisque nous ne sommes pas Dieu, le simple fait de poser une question à quelqu'un ne changera rien à la situation, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Souhaiter quelque chose à quelqu'un n'a aucune influence. Les païens qui aiment garder de bonnes relations entre eux se souhaitent des choses sans pouvoir y changer grand chose. On se souhaite du succès, une bonne journée, de bonnes vacances, un bon anniversaire, etc. Mais la réalité spirituelle est bien plus nébuleuse. D'autres émettent un souhait de bonne journée en disant "bonjour ".

Dans le monde greco-romain païen, c'est la "salutation" qui prévaut avec le mot "salut" ("Ave" dans la Rome antique). Cette culture greco-romaine impérialiste a largement influencé les cultures fascistes avec le signe de la main. Ce signe n'a rien d'un souhait de bonheur pour quelqu'un mais plutôt d'allégeance à un dominateur, un César, un Hitler, un dictateur, une loi, une doctrine ou une politique. Quand on lève la main, c'est pour jurer et se plier pour se mettre sous la domination d'un homme ou d'une loi.

Dans notre milieu juif, il en est tout autrement : à chaque rencontre on dit "Comment va ta paix ?" = MA SHLOMCHA, MA SHLOMECH, etc. Prophétiquement le peuple juif souhaite à son prochain, non une bonne journée ni une salutation mais la PAIX.

Dit de manière humaine, encore une fois, ce souhait n'a aucune influence sur la situation. Par contre, le simple fait de la langue hébraïque (shin : mépris, lamed : enseigner, vav : clou, mem : source), le simple fait du rappel que la vraie Paix sera donnée par le Mashiah Yeshoua Prince de la PAIX, ce mot "SHALOM" nous invite à demander la PAIX de YEROUSHALAIM. "Demandez la Paix de Yeroushalaïm (Yeroushalaïm (Jérusalem))", la paix de notre prochain, la paix de notre pays.

Le simple fait de souhaiter le SHALOM à quelqu'un fait intervenir DIEU lui-même dans le souhait car il s'agit en réalité d'une prière d'intercession "Seigneur je te te prie instamment de donner à paix à ...".

Mieux encore, en souhaitant à quelqu'un "shalom", on a de la peine à imaginer ce que cette "PAIX" a dû véritablement coûter, ce qu'a du endurer le Mashiah lorsqu'il a été méprisé (1) (la lettre SHIN). Après nous avoir enseigné la Bonne Nouvelle avec (2) la lettre LAMED racine du mot "enseigner", il a été crucifié à la croix (avec la lettre VAV : le clou). Finalement, par son acte d'amour et de salut il nous inonde de la (4) SOURCE de l'eau de la Vie (MEM) puisqu'il a dit "mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle." (Yohanan 4:14)

Lorsque Yeshoua dans les évangiles, l'shaliah Paul dans ses épitres disaient "que la paix soit avec vous", en réalité on se trouve en présence d'une expression purement juive.

Dans aucune autre culture, qu'elle soit occidentale libertaire (bonjour), romaine ou grecque dominatrice (Avé) ou même orientale idolâtre (salutations) le souhait ne fait intervenir Dieu Lui-même.
Lorsque Yeshoua, suivi en cela par l'shaliah Paul dans ses épitres, disait "que la paix soit avec vous", en réalité il disait tout simplement "SHALOM". L'expression du NT "que la paix soit avec vous" est donc en clair une traduction de l'hébreu vers le grec.

A partir du vendredi soir, nous ajoutons "shabbat shalom" : que la paix soit avec vous en ce jour solennel du repos de Dieu.
La semaine commence en réalité avec le premier jour de la semaine, c'est-à-dire le samedi soir au coucher du soleil. A partir de samedi soir donc, on peut se souhaiter "bonne semaine" : shavoua tov.

Vous remarquerez que la tradition juive ne dit pas "shavoua shalom" ("une semaine de paix"). Même si, pour dire bonjour, on se souhaite "shalom", on ne souhaite pas forcément une semaine de PAIX ! La VRAIE PAIX on l'a trouve le samedi à Shabbat uniquement. La semaine est faite pour travailler, pour transpirer, pour se fatiguer, pour "créer".

L'hébreu ne donne que ce petit mot "TOV". L'origine juive de certains dialectes comme à Bruxelles est curieuse : pour dire "c'est bon" le dialecte bruxellois donne l'expression "ça est tov !".
Mais nous savons qu'en Yeshoua, nous avons la PAIX tous les jours de notre vie et que ce soit lundi ou mardi ou samedi, c'est le shalom de Dieu qui prime. Les juifs qui ne croient pas en Yeshoua mais qui sont le peuple témoin, peuple prophétique, annoncent une paix qui n'est pas là mais qui viendra bientôt avec le Mashiah. C'est donc prophétiquement que les juifs disent alors "Shalom".

Shalom !
Ya'aqov
Beth Yeshoua

22:57 Écrit par A cause de Sion, je ne me tairais pas. A cause de Yeroushala dans Hébreu, Tradition, culture Juive | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/01/2013

La langue hébraïque : son origine :

La langue hébraïque : son origine :

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L'hébreu appartient à la famille des langues que parlèrent la plupart des descendants de Sem et quelques autres, c'est pourquoi cette famille de langues est dite sémitique. Puisque D.ieu ne confondit pas le langage de Noé et de Sem au temps où l'on commença à édifier présomptueusement la tour de Babel, on peut raisonnablement conclure qu'ils parlaient la langue sémitique originelle, de laquelle sortirent plus tard les nombreuses variétés de cette famille de langages. L'hébreu est la branche principale de la famille sémitique, il est vraisemblable que ce fut la langue en usage dans le jardin d'Éden. Jacob parlait l'hébreu, mais Laban qui parlait l'araméen en vogue de son temps, se servait d'autres mots que lui pour exprimer la même idée (Gen 31:47). Les caractères hébraïques furent employés pour écrire l'histoire de la création et une ébauche de l'histoire de l'humanité pendant les 2500 années écoulées depuis l'Éden.

La langue hébraïque : sa structure.

Les plus anciennes inscriptions hébraïques que nous connaissons portent des caractères archaïques ou paléohébraïques qui diffèrent sensiblement, par leur forme, des lettres carrées qui composent les documents plus récents, tels ceux des premiers siècles de notre ère. L'écriture carrée est souvent qualifiée d"araméenne" ou d"assyrienne". On ne sait pas exactement à quelle époque on passa d'un style à l'autre. Certains sont d'avis que la transition commença à s'opérer dès le IVème siècle avant notre ère. Le professeur Ernst Würthwein fait cette remarque: "Ce qui est certain, c'est que la graphie paléohébraïque est longtemps restée en usage aux côtés de l'écriture carrée. Ainsi, on s'en est encore servi pour graver les pièces de monnaie au temps de la révolte de Bar Kokheba (132-135 ap. JC.) et pour rédiger les fragments de Lév. XIX-XXIII que l'on a découverts en 1949 en poursuivant les recherches dans la grotte 1 de Qumrân, près de la mer Morte." - The Text of the Old Testament, p. 4.

L'hébreu, comme la plupart des langues sémitiques, n'était écrit qu'avec des consonnes, son alphabet en contenait vingt-deux, mais environ neuf d'entre elles pouvaient représenter chacune deux sons. La gamme de sons s'étendait à environ vingt-huit sons de consonnes. Mais si la langue écrite n'avait pas de voyelles, elle avait de nombreux sons de voyelles dans sa forme orale, dépassant en cela de beaucoup la langue française. La difficulté est que dans l'idiome écrit ne figurait aucune voyelle et que les lecteurs devaient ajouter, de mémoire, les sons de voyelles de la langue parlée, comme les lecteurs français doivent suppléer par des voyelles adéquates à ce qui manque à certaines abréviations telles que fbg. (faubourg), ngt. (négociant), etc. (et caetera).

On pense que la prononciation traditionnelle des Ecritures hébraïques fut d'abord préservée et transmise par ceux qui se spécialisaient dans la lecture de la Loi, des Prophètes et des Psaumes pour instruire le peuple. Puis, dans la seconde moitié du premier millénaire de notre ère, les Massorètes élaborèrent un système de points et de tirets appelés points-voyelles, placés en dessous, au-dessus et entre les consonnes, pour indiquer le son exact des voyelles. Ce système fut introduit dans le texte consonantique. De plus, on ajouta certains accents pour marquer le ton, les pauses, les rapports entre les mots et les propositions, ainsi que la notation musicale.


Texte hébreu massorétique avec points-voyelles et marques d'accentuation, écrit en lettres carrées,
style oriental. Ce fac-similé est la 1ère partie du 1er verset de 1 Rois chapitre 6.

On peut retrouver dans la plupart des mots hébreux une racine de trois consonnes ou "racine trilitère". Le plus grand nombre de ces racines sont des verbes, termes les plus importants de la langue hébraïque. Ces racines sont vivantes et expressives et agissent sur les sens de la vue, de l'ouïe, du goût, du toucher et de l'odorat. Autrement dit, les trois consonnes radicales déterminent l'idée mère du mot, tandis que les sons de voyelles indiquent des nuances secondaires. Ce n'est qu'au début de notre ère que l'on a ajouté les points-voyelles que l'on voit dans l'hébreu moderne. Au début, on imagina différents systèmes de notation de voyelles dans différentes régions. Le système inventé à Tibériade, sur la mer de Galilée, a prévalu et c'est celui que l'on emploie couramment de nos jours. Évidemment, les Massorètes de Tibériade indiquaient la prononciation qu'ils connaissaient, laquelle n'était pas nécessairement celle des premières périodes de l'histoire. Alors que la prononciation originelle s'est modifiée au cours des siècles, il semble que les racines aient fort peu changé, ce qui a dû limiter les différentes prononciations possibles.

Les textes hébreux bibliques contiennent un peu plus de 2000 mots-racines, mais la plupart d'entre eux sont rarement employés, de sorte qu'en connaissant les 500 racines les plus usitées, on peut lire presque toutes les Ecritures hébraïques. Le vocabulaire hébreu de la Bible comprend environ 7238 mots. Les verbes ont deux temps, non pas tellement des "temps" que des sens, à savoir: le parfait ou temps historique, et l'imparfait ou temps indéfini. L'hébreu ne possède pas d'autres temps que ces deux-là.

source : http://perso.orange.fr/hlybk/bible/hebreu.htm

23:14 Écrit par A cause de Sion, je ne me tairais pas. A cause de Yeroushala dans Etude Biblique, Hébreu, Tradition, culture Juive | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |